
Elle est blonde mais pas conne malgré son 46 fillettes
Elle rêve aux fortunes royales et aux titres prestigieux
Moi, je ne demande peu de choses et ne me donne peu de moyens pour y arriver
Je suis triste, même prêt à m’apitoyer sur moi même, je déteste ce que je suis devenu un Godzilla féroce qui étonne les petites filles et s’amuse à leur faire peur
Quelle tragédie, Britney passe nous voir à Paris et j’ai trop peu d’énergie pour la saluer, j’ai de l’argent mais l’esprit vide pour le dépenser, seulement un flacon de parfum de chez Chanel pour imaginer le luxe
J’ai fait rire mon psy par pathétisme pour éviter de lui dire les larmes qui coulent de mon cœur. La sensation d’être perdu , d’avoir tellement accumuler les erreurs
Que je ne peux revenir en arrière, seule solution
Faire table rase du passé, tuer mes chats déchirer mes vêtements et me retrouver nu pour faire mes besoins dans la rue aux yeux de tous, devenir un clochard qui refuse de se réinsérer qui marche comme un chien errant en demandant quelques pièces pour s’alimenter, un suicide social, la mort du dandy que je ne suis plus
La fin de mon adhésion à cette société qui ne me convient pas que je déteste que j’ai envie de faire exploser, j’ai toujours envie de casser les vitrines des magasins simplement parce qu’ils ne sont pas faits pour moi.
J’en ai marre d’aller toutes les semaines parler à un thérapeute pour me soigner, j’ai l’impression d’y aller en demi teinte avec une minie volonté que cela change
Pierre va à mon rythme , il ne veut pas me forcer et cela n’est pas son rôle
Mon père est très mal placé pour agir ou il agit toujours de manière déplacée
Ma mère est perdue pour moi depuis longtemps dans les nœuds de mon cher frère emprisonné, il fait des bêtises et garde vivante l’attention sur lui
Moi aucune bêtise, respect des rôles sociaux, surdiplomé, surinformé,surcompétent et tout cela pour rien, ma maison est en lambris, je n’en peux plus, je rentre chez moi et me replie dans le sommeil pour échapper à tout ce qui pourrai ressembler à une vie. Je survis , je démissionne de mon aspiration au bonheur et les psychotropes calment le peu d’instinct de vie qu’il me reste, ils me tuent, je ferai mieux de boire et de finir dans des endroits glauques et dangereux, certes j’aurai pu y laisser ma peau mais au moins là je vivais ; on ne peut prétendre à la vie sans prendre des risques létaux, j’essaie d’apprendre la prudence mais à part l’abstinence, je n’ai pas trouvé mieux pour appliquer ce satané principe de précaution Ne pas vivre, ne pas prendre de risques égal ne pas vivre alors tu peux me dire que l’on peut s’éclater sans alcool sans drogue voire sans précipice et bien tu te trompes, si tu veux vivre faut que tu accepte d’être au bord du gouffre prêt à tomber pour ne plus jamais te relever.